ANIMA

La trilogie Anima sonde la persistance des gestes archaïques, des pratiques et des croyances ancestrales contre lesquelles, de manière rationnelle, libérale et aliénante, s’érige la modernité.

Anima se décline autour de l’évocation d’un monde où persiste la possibilité d’une existence plus essentielle, plus véritable, en marge du monde moderne et des rapports nouveaux qu’il instaure entre les êtres et les choses. Face à la violence qui naît de l’exploitation des territoires et de l’optimisation des moyens de production, qui ont bouleversé depuis l’après guerre, à marche forcée et en profondeur, tant nos environnements que les représentations que nous nous en faisons, Anima questionne le devenir de modes de vie en sursis et peut se lire comme la vision fantasmagorique du déclin d’un monde qui ne sera plus, un monde qui contemple sa propre nostalgie et sa propre ruine sociale, où est encore valable l’excès de désir, de mort, d’extase mystique, de souffrance, de rage et de jouissance. C’est la célébration de tout ce qui est irréductible au drame de la vie humaine.


Le premier volet de la trilogie, Sang Noir, sur la chasse, évoque la lutte orgueilleuse, à la fois réelle et inconsciente, de l’homme qui se veut maître et possesseur de la nature sauvage. Le second, Sacre, est à l’inverse une méditation sur l’individu qui prend conscience de sa finitude, et dont l’existence s’inscrit dans un cycle naturel de vie et de mort. Le troisième chapitre, en cours, est consacré à la vie religieuse.